Lors de la deuxième journée de la manifestation, qui a eu lieu ce lundi 5 février 2024 à Port-au-Prince, les protestataires se sont mobilisés afin de réclamer la démission du Premier ministre Ariel Henry de son poste à la tête de la primature.

by Mapou News Haiti
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Depuis le dimanche 4 janvier 2024, divers leaders politiques haïtiens, en particulier l’ancien sénateur Moise Jean Charles et ses partisans, ont orchestré une série de manifestations dans les artères variées et les zones périphériques de Port-au-Prince, revendiquant la démission impérative du Premier ministre Ariel Henry.

Moise Jean Charles a persisté dans cette démarche en participant à une manifestation le lundi 5 janvier, demeurant fidèle à la même quête. Les forces de l’ordre ont eu recours à l’utilisation de gaz lacrymogènes pour disperser ces rassemblements.

Simultanément, l’ancien Premier ministre Claude Joseph s’est également manifesté le 5 janvier 2024, exigeant la démission d’Ariel Henry. Les protestataires ont fait face à l’emploi de gaz lacrymogènes devant les locaux du Premier ministre.

Le 7 février 2024 sonnera la clôture officielle de l’accord du 21 décembre 2022, marquant la période à laquelle le Premier ministre Ariel Henry devrait transférer le pouvoir à des figures élues telles que sénateurs, députés, président, maires, et délégués de ville.

Conformément aux accords du 11 septembre 2021 et du 21 décembre 2022, Ariel Henry était dans l’obligation d’organiser ces élections pour rénover le paysage politique. Mais, jusqu’à présent, aucun progrès n’a été réalisé en raison de son attente du soutien de la mission internationale pour la sécurité en Haïti, impliquant plusieurs nations, dont le Kenya à sa tête.

Malgré le déploiement de la mission internationale, des experts en sécurité, comme Himler Rebu, anticipent qu’elle ne résoudra pas de manière exhaustive les problèmes d’insécurité en Haïti. Le colonel Rebu explique que lors de l’arrivée des policiers kenyans, s’ils ne se camouflent pas, la plupart risqueront d’être victimes des gangs, n’étant pas familiarisés avec les modes opératoires des criminels ni avec le terrain haïtien.

Cet article est rédigé et publié par Renan Toussaint/ un journaliste multimédia

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